10) Prequell, "The future comes before", ou comment jouer avec la notion de temps.

Publié le par Elio22

C'est Halloween, et pour fêter ça, je propos un album qui... n'a rien à voir avec halloween. Mais vraiment.

Thomas Roussel
Thomas Roussel, chef d'orchestre, mais pas seulement.

Prequell, c'est un projet, né de l'imagination d'un compositeur et chef d'orchestre français, Thomas Roussel : de la musique symphonique rythmée par des sons électroniques ! Le tout a des allures de bande-originale de space-opera, et est plutot plaisant.

Mais ce qui a rend un aspect curieux à l'oeuvre, c'est le jeu par rapport au temps concernant la forme de l'oeuvre "The future comes before" Sur la pochette tout d'abord une installation de lumière qui peut évoquer une horloge.

Prequell The future comes before pochette
Cette forme rappelle un peu une horloge...

Bon, jusque là, ça va. Ensuite, ce nom "Prequell". Habituellement, un prequel est une oeuvre qui en précède une autre, mais publié ou sortie après la première. Et ce titre "Le futur vient avant". Et le titre des musiques.... qui ne sont pas, des titres, mais numéros en chiffres romains, qui évoquent encore une fois l'horloge. "Part I" "Part II" "Part III"... ...Ah, mais qui sont dans l'ordre décroissant ! On commence donc comme ceci : "Part XV" "Part XIV" Part XIII" ... (C'était les nombre 15, 14 et 13, si vous avez du mal avec ces chiffres.)

Cependant, l'enchaînement logique des musiques n'a pas été inversé : Le fameux "Part XV" démarre l'album énergiquement, tandis que  "Part I" sert admirablement d'Outro au disque, qui dure plus d'une heure. (D'ailleurs, pour pousser le concept : le fait que le CD soit rond est il encore un jeu avec la notion de temps qui tourne ? Ok j'arrête)

Bon, et au-delà de ce concept, qu'en est il de la musique ? 15 titres donc, dont 5 chansons. Les cordes frottées sont reines, ce qui est d'ailleurs un peu dommage, on aurait pu convoquer aussi les cuivres ou les cordes frappées, et les percussions sont présentes à différents degrés, parfois beaucoup parfois pas du tout. Et souvent remplacées par des beats électronique. Devant cette diversité assez faible au niveau de la composition de l'orchestre, il y a de quoi s’inquiéter... Mais finalement, le tout est efficace. Parce que la musique est tantôt énergique (Part V) , tantôt calme (Part VI). Tantôt sereine ( Part X), tantôt dramatique (Part II). Après, les mélodies ne sont pas aussi libres que des symphonies du 16e siècle, parfois se résumant à une "phrase" qui sera répétée par les violons et évoluera progressivement. 

Mais s'il y a un faux pas sur The future Comes before... je ne le vois. Même les chansons, en collaboration avec divers artistes, assez peu connus, sont réussies. Mais c'est aussi parce que Thomas Roussel, malgré l'électro rajoutée, reste dans un zone de confort, et je pense qu'il aurait pu diversifier davantage les compositions au niveau des instruments. Je met néanmoins 15/20 pour ce beau voyage à travers le temps. 

 

Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article