15) Le retour de Björk : Utopia

Publié le par Elio22

Elle est de retour ! Et ... arghhh ! 

Couverture album Bkork utopia
Quelle horreur !

Ceci est Utopia, le nouvel album de Björk. La pochette a été révélée le jour d'Halloween, ce qui n'est sans doute pas un hasard. A mes yeux, elle est particulièrement laide.

Mais Utopia ne se résume pas seulement à une pochette : 14 compositions, dont une grande partie du producteur Vénézuelien Arca, qui a produit presque en entier Vulnicura. Notez que lui aussi a sorti un album cette année, dont la couverture ressemble à ...

Couverture album arca
... ohhh misère...

... Erf, je me demande si je préférais pas celle de Björk. Mais assez geint, passons à la musique. Dans les grandes lignes, Utopia est un album joyeux, traitant de la recherche de l'amour. Concernant Björk, c'est original, aucun de ses albums précédents n'était axé réellement sur ce thème. Il fait suite à Vulnicura qui décrivait se rupture avec Matthew Barney et était dominé par les cordes. Ici, ce sont les flûtes qui règnent en maîtres. Pour les précisions concernant le passé de Björk en solo, rendez vous ici, ici et ici.

On commence avec Arisen my senses, et la bonne surprise, c'est qu'à défaut d'avoir surtout des ballades, comme à l'accoutumée avec l'islandaise, c'est qu'elles sont énergiques : la composition est riche et ça tape sur des cymbales pour ce premier titre. Mais tout comme pour Blissing me, le suivant, même si l'instrumental est intéressant en terme de composition, les chansons tournent un peu en rond... Et c'est comme ça toute la première partie du disque. The Gate, dévoilé plus tôt que tous les autres s'en sors mieux (finalement), mais Utopia et Body memory (qui fait plus de 9 minutes) retombent. Et c'est là que j'ai l'impression de retourner à Vespertine. 

Pour explication : Vespertine n'est pas un album que j'apprécie particulièrement de Björk. Le défaut : beaucoup de musiques jolies par moment, mais trop ennuyeuses au total. Et je trouve que c'est le même problème sur ce début d'Utopia. Mais pour me référer à d'autres albums, tout n'est pas perdu : 

-Features creatures, l'une des rares chansons non-réalisée par Arca, renvoie à Medulla. Très jolie fin, dont les sonorités rappellent un peu Desired Constellation.

-Losss, la meilleure chanson de ce disque, qui possède un refrain plus accrocheur que les autres, une joli instrumental, et est très énergique : on dirait Joga, le lead d'Homogenic.

-Tabula Rasa, dont la structure me fait penser à Pneumonia, de l'album Volta. En ce qui me concerne, ce n'est pas une critique, bien au contraire.

Et puis des chansons telles Sue me ou Courtship viennent réveiller ceux qui ce seraient endormis pendant le début du disque. Vraiment, ce millieu d'album est meilleur. L'outro du CD est fait d'un instrumental de deux minutes plutot joli, Paradisia, de Saint, une ballade angélique fantastique, le deuxième meilleur titre après Losss à mon goût, ainsi que de Future Forever, un brin trivial il est vrai. Ah, tout de même, le titre Claimstaker, un peu raté à mon goût, ressemblant à une expérimentation au milieu des expérimentations. Dommage, car il commençait bien.

Quelle note alors pour Utopia ? Je vais mettre 13/20. Ce n'est pas bien haut, certes, pour un album que j'attendais tant. Mais le constat est là : Le plaisir d'écoute ne commence véritablement pour moi qu'à partir de Features Creatures, le début étant trop langoureux. Et un autre problème, c'est l'ensemble de 13 flûtes qui est sollicité sur la plupart des titres, et il en ressort une impression d'avoir écouté plusieurs fois la même chose à la fin. 

Désolé Björk 

La belle ballade de l'album : Saint

Mon titre : Loss

 

 

Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article